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Comment un message simple, vieux de 4000 ans a été remis à jour par la science. La cohérence cardiaque.

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Jeune, je me disais qu’un jour on se soignerait avec rien ! Drôle de réflexion pour un enfant de 5 ans.

Aujourd’hui, plus de 50 ans après, dans ma quête de l’éveil, dans ma recherche de l’unité, je commence à comprendre cette phrase. Il y a plus de 4’000 ans, les chinois ont choisis une médecine de maintien avant celle de guérison. Leurs livres de médecine donnaient la préférence à éviter la maladie. D’ailleurs, le médecin de l’époque subissait les foudres de l’empereur, s’il n’arrivait pas à garder ses patients en bonne santé. Dans ce cadre, la respiration tenait une partie importante. Le qi gong, le Tai-chi toujours d’actualité en sont des dérivés pratiques. Tout le monde sait respirer sinon bien évidemment nous n’existerions plus. Mais disons plus ou moins bien.

La cohérence cardiaque ou résonance cardiaque.

Vous pouvez décider d’essayer ou pas. C’est votre libre arbitre. Si vous décidez de le faire, soyez persévérant, c’est le seule élément indispensable. C’est une pratique ultra facile et surtout très efficace.

Bénéfices immédiats

  • Augmentation amplitude de la variabilité cardiaque.
  • Courbe régulière. Apaisement et calme immédiat

Bénéfices rémanents

Augmentation :

  • De la DHEA
  • Des facteurs de défense immunitaire (immunoglobulines A).
  • Des neurotransmetteurs d’informations émotionnelles favorisant l’amour, l’attachement (sécrétion d’ocytocine)
  • De la modulation de la pression artérielle (diminution pression artérielle – augmentation facteur natriurétique auriculaire (hormone secrétée par le cœur).
  • Des ondes alpha (onde d’éveil calme et attentif. Facilite mémorisation, apprentissage, coordination comme le recherche les pratiques méditatives.

Réduction perception du stress et émotions pénibles.

Action favorable sur neurotransmetteurs (hormones véhiculant émotions, dopamine (plaisir), sérotonine (dépression).

Calme global, lâcher-prise et recul par rapport aux événements.

Bénéfices à long terme

La pratique de cette respiration plusieurs fois par jour peut cumuler les effets à moyen terme sur le long terme.

Diminution :

  • Hypertension artérielle si légère.
  • Risque cardiovasculaire.
  • Anxiété et état dépressif.
  • Du périmètre abdominal et perte de poids
  • Troubles de l’attention et de l’hyperactivité
  • Des inflammations pathologiques.
  • Du cortisol (hormone secrétée pendant le stress).

Meilleure :

  • Equilibrage du taux de sucre
  • Récupération à l’effort
  • Tolérance à la douleur (sciatiques, névralgies, migraines.

Les effets apparaissent en moyenne une dizaine de jours après le début de la pratique.

Processus de cohérence cardiaque

  1. 3 à 4 fois par jour,
  2. Le matin – 4h.plus tard (fin de matinée) – dans l’après-midi – facultatif le soir.
  3. 6 inspirations/expirations par minutes (5 secondes d’inspiration, 5 secondes d’expiration, total 10 sec.)
  4. Pendant 5 minutes à chaque fois.
  5. Des applications pour « Androïd » et « Apple » existent, qui vous aident visuellement à respecter les 6 secondes, car c’est une fréquence essentielle.

A ce point, vous avez deux choix :

  1. Vous pourriez tout à fait vous arrêter de lire ici, suivre ce processus pendant quelques semaines et accepter de ressentir ce qu’il se passe pour vous.
  2. Ou alors abreuver votre mental en lisant les explications qui suivent le processus tout en le suivant.

Explications.

Deux branches du système nerveux vont du cerveau émotionnel vers le cœur et du cœur au cerveau. On peut diviser le système nerveux en fonctions somatique et autonome, selon que l’activité fassent intervenir la conscience ou non. Cette division permet de comprendre le fonctionnement général de l’interaction du système nerveux avec le reste de l’organisme.   Le système nerveux somatique est constitué des neurones impliqués dans les mouvements volontaires et les sensations conscientes.   Le système nerveux autonome est constitué des neurones qui gèrent les fonctions automatiques de régulation (par opposition aux fonctions « conscientes »). On le divise en système nerveux sympathique et système nerveux parasympathique.

  1. Le système sympathique accélère le rythme cardiaque avec l’adrénaline, fait monter la tension artérielle, prépare notre organisme à la lutte, au combat ou à la fuite selon des schémas très anciens, enfouis  dans notre cerveau limbique.
  2. Le système parasympathique, ralenti le rythme cardiaque, fait baisser la tension artérielle, prépare l’organisme à la restauration, la digestion, à  la restauration des cellules.

snerveuxautonome18A chaque instant, notre cœur est influencé par le système sympathique (accélérateur) ou parasympathique (frein). Ils modulent tout ce qui se passe au niveau du cœur à chaque instant. D’autre part, des branches identiques remontent du cœur au cerveau. Tout ce qui se passe dans notre cœur nous influence au niveau des émotions. C’est notre façon de gérer notre relation au monde extérieur (froid, peur, émotion,  événement etc.) à notre physiologie.

Electrocardiogramme normal et variation de la fréquence

cardio normal
A première vue, le premier électrocardiogramme nous montre que ce cœur bat régulièrement.

Différence intervales battements

Pourtant, même un cœur très régulier, si on mesure l’intervalle (graphique de droite) d’une façon très précise, au millionième de secondes, on constate que deux espacements successifs ne sont jamais de la même longueur.  Par exemple un intervalle de 859 millisecondes entre chaque battement nous donnerait un cœur battant à environ 75 battements par minutes. Un intervalle plus court de 793 millisecondes nous donnerait 80 battements/minute et un de 726, 85 battements. Ainsi, à chaque seconde, le cœur s’adapte à ce qu’il se passe dans notre physiologie interne et aux influences des événements extérieurs.

Maintenant, si on prend sur quelques minutes, les intervalles et que l’ordinateur nous donne combien de battements cela équivaudrait à cet intervalle, cela nous donne un graph (celui d’en-dessous), communément appelé Chaos, parce que les battements varient d’une façon chaotique, sans que nous puissions les prévoir. Autrement dit, on voit que sur une courte période de 200 secondes, le cœur descend à 60 battements/min et monte au maximum à 80 en rapport à la variation des intervalles.

chaos

graph cohérenceDans la cohérence cardiaque, par contre, le cœur et le cerveau entrent dans une sorte de rythme régulier cette fois, où la variabilité s’accélère, puis ralenti, puis s’accélère et ainsi de suite. Cet état est très prédictif, il n’y a plus de chaos puisque l’on peut savoir ce qui va se passer. Cet état se retrouve lorsque l’on a des émotions positives, et qui est un des meilleurs prédicateurs de la résistance au stress. Cela reflète la cohérence de notre physiologie, donc de notre capacité à maintenir l’équilibre de notre santé.

La technique de la cohérence cardiaque permet de mieux comprendre la relation entre le cerveau et le cœur, et comment reprendre le contrôle de ce lien, avec notre propre volonté. On ne peut pas dire simplement au cœur de battre plus vite ou plus lentement. Mais on peut apprendre à mieux contrôler ce frein et cet accélérateur que sont le sympathique et le parasympathique pour les rendre plus souple à ce qui se passe dans notre environnement.

Sur un logiciel spécifique de variation de la  cohérence, nos émotions, réflexions sont immédiatement perceptibles par une désorganisation de la cohérence. Le contrôle de la cohérence passe entièrement par la respiration. Pour y arriver, il suffit de respirer en rythme, pas n’importe quel rythme comme nous l’avons vu tout au début. Idéalement, on préconise de faire des inspirations de 6 secondes, suivies par une expiration de 6 secondes et ceci pendant 5 minutes par jour. La position idéale est assise, bien droit. Faites-le au minimum 1 mois.

Comment fonctionne la cohérence cardiaque ou résonance cardiaque. Les neurosciences, à travers plusieurs milliers de tests cliniques, ont redonné au cœur, son importance en tant que véritable cerveau avec les synapses, des neurones et sécrétions de neurotransmetteurs. Autrement dit, de petits cerveaux secondaires impliqués dans les processus émotionnels et décisionnaires, venant en confirmation de ce que nos anciens nous avaient transmis, que le coeur est un centre émotionnel.   Pour bien comprendre le processus dans son entier, il est nécessaire de comprendre les quatre notions suivantes :

  1. Variabilité de la fréquence cardiaque
  2. Chaos cardiaque
  3. Cohérence cardiaque
  4. Résonance cardiaque

Variabilité de la fréquence cardiaque

C’est lorsque l’on prend le pouls et que l’on mesure le nombre de battement cardiaques par minutes. Le pouls est donc la fréquence cardiaque. C’est une mesure de l’état général de santé, voire d’état fiévreux, lié qu’il est à la régulation de notre température. La fréquence cardiaque est une moyenne sur une minute mais elle n’est pas stable.   En effet, à l’intérieur de cette minute, le cœur ralenti ou accélère des dizaines de fois bien qu’impossible à ressentir. Elles se mesurent en millièmes de secondes ce qui est impossible  à faire pour nous.  Il faut un instrument de mesure relié par exemple au lobe de l’oreille, au pouce pour les identifier.

Ces notions étaient parfaitement connus et décrits des chinois dans le fameux livre de médecine de l’empereur jaune vers 2500 avant J-C.   Autrement dit le temps entre deux pics de battement n’est jamais identiques. Le cœur s’adapte en temps réel.   Si l’on mesure la fréquence cardiaque en fonction du temps (temps et battement/minutes), on va s’apercevoir que la fréquence cardiaque oscille entre un minimum et un maximum. L’importance de cette  amplitude représente notre capacité d’adaptation. C’est un élément de mesure de la globalité de notre santé, physique, psychique et de notre mode de vie. Plus elle est importante, plus l’espérance de vie est grande et vice-versa.

L’âge, les maladies chroniques, le stress l’anxiété, la fatigue, le manque de sommeil, le tabac, la pollution, certains médicaments, l’obésité, le manque d’activité physique diminuent notre variabilité.

Le repos, les vacances, la relaxation, la méditation, le style de vie, les sports tels qi gong, Tai-chi, les mantras, l’alimentation et bien entendu la  respiration que nous vous proposons.   Ainsi, le cœur accélère et ralenti sans arrêt, c’est la variabilité cardiaque. Son importance est mesurée par son amplitude. Une grande amplitude est un signe de santé et peut être améliorée par des pratiques.

Le chaos cardiaque

Le cœur participe au système nerveux autonome permettant l’adaptation de notre physiologie en temps réel aux changements aléatoire, imprévisibles de notre environnement chaotique. Nos émotions en font partie. Le chaos fait partie de notre vie et notre système d’adaptation nous a permis de survivre depuis le début de l’humanité. Ainsi, la courbe  de la variabilité cardiaque nous permet de voir l’action du système nerveux central.

La cohérence cardiaque.

C’est donc un état spécifique de la variabilité cardiaque. C’est une pratique personnelle par laquelle nous prenons en charge la gestion de notre stress et de nos émotions. C’est l’état que nous pouvons atteindre dans notre cas, par la respiration dont nous avons vu l’expression graphique (chaos et cohérence). Dès que l’on commence à respirer selon le rythme mentionné, la courbe devient plus régulière et plus ample. Chaotique au début pour devenir cohérente avec la respiration.

L’inspiration accélère le cœur en utilisant l’adrénaline. L’expiration le ralentit en utilisant le système parasympathique. Celui qui amène la relaxation, de la reconstitution, de la conservation de l’énergie.   La pratique de la cohérence permet de mieux contrôler les accélérations ou les ralentissements par la respiration.

Le système nerveux autonome pilote automatiquement notre température, taux de sucre, digestion, sommeil faim, satiété, fréquence de respiration, cycles menstruels et nous ne pouvons pas l’arrêter. Mais par cette pratique de respiration, nous pouvons en contrôler une partie.

La résonance cardiaque

La respiration est une des façons d’obtenir la cohérence cardiaque. Respirer 6 fois par minutes vous y amène. Cela correspond à une fréquence respiratoire de 0.1 Hz. Elle semble correspondre à plusieurs biorythmes positifs d’où les résultats de la pratique. C’est une constante propre à l’être humain.

Cette technique peut être testée avec les logiciels de contrôle auprès de www.centerlife.ch

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